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Ma vie d'étudiant Etudes

Quitter Paris pour ses études : Alexandre, à l'IUT de Lannion

Publié par
Wendy Bracat
, le
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“Je pensais que j’allais m’ennuyer, et je me suis rendu compte que Lannion avait un centre-ville sympa.”

Direction la côte ouest. Après un DAEU littéraire et une année en communication à l’université Paris 8, Alexandre, doit quitter Paris pour la Bretagne. Ce Parisien de 27 ans, qui a tenté les concours d’entrée aux écoles de journalisme, a été finalement accepté en DUT information-communication, option journalisme, à l’IUT de Lannion, dans les Côtes-d’Armor.

Un parisien en Bretagne

Quand il a entendu parler de Lannion, le premier réflexe d’Alexandre a été d’aller sur Google Maps. “C’est en regardant sur le Net que je me suis rendu compte que oui, c’était vraiment paumé comme endroit.” Arrivé sur place, Alexandre a l’impression d’être le cliché du Parisien qui débarque en province. “Je pensais que j’allais m’ennuyer comme un rat mort, et je me suis rendu compte que Lannion avait un centre-ville sympa.”

Sur place, Alexandre n’a en revanche rencontré aucune difficulté pour se loger. “Je suis arrivé un ou deux jours avant et j’ai fait cinq visites.” Il trouve rapidement un 20 m² pour 350 € par mois, ce qui lui convient amplement. Au niveau des cours, la formation de l’IUT séduit Alexandre, qui la juge “excellente”. D’ailleurs, il n’hésite pas à se servir de son expérience de parisien exilé pour coanimer une émission intitulée Paris-Brest sur la radio du campus.

Les avantages d’une petite ville

“En revenant à Paris, je me suis vraiment rendu compte de ce que les gens voulaient dire par ‘les Parisiens ne sont pas sympas’”, observe Alexandre. En effet, lorsqu’il retourne dans la capitale, il remarque que les gens sont plus froids qu’en Bretagne. Autre différence : la taille. Le côté “petite ville” de Lannion ne présente pas que des désavantages. “Là-bas, les personnes que tu rencontres, tu les recroises. À Paris, si tu ne prends pas leurs numéros, c’est mort.”

L’étudiant en journalisme le reconnaît : son rythme de sortie s’est quelque peu réduit. Amateur de culture, à Paris, Alexandre se rendait souvent au théâtre, au cinéma et aux musées. “Avant, je pouvais faire trois, quatre sorties par semaine. Ici, c’est toutes les deux semaines.” Pourtant Alexandre s’estime plutôt bien loti. “Lannion est une ville CSP+, ce qui fait qu’il y a pas mal de trucs à faire : on y trouve un centre culturel, une médiathèque et un ciné.”

Le chauffage, une dépense supplémentaire

Si le coût de la vie est moins cher en Bretagne, Alexandre doit faire face à une dépense imprévue : le chauffage. “Il fait plus froid à Lannion, donc on se chauffe plus longtemps.” Pour éviter de payer trop cher, le jeune homme choisit désormais des logements équipés en chauffage collectif.

À Lannion, il y a aussi le problème des transports, qui ne sont pas aussi fréquents qu’à Paris. “C’est pour ça que j’ai acheté une voiture en arrivant, car je savais que ce serait la galère.” Bonne idée, car la voiture lui offre une indépendance qu’il n’aurait pas eue le cas échéant. Il en profite pour visiter les alentours, et notamment pour aller… à la plage !

Ses conseils

• Si vous en avez la possibilité, procurez-vous une voiture.

• Si vous n’en avez pas, évitez de loger au CROUS, où il y a peu de choses à faire et qui est loin du centre-ville.

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Crédits : meltygroup

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