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Harcèlement scolaire, comment je m’en sors ?

Publié par
Virginie Plaut
, le
Harcèlement scolaire, comment je m’en sors ?

On moque votre allure trop chétive ou au contraire trop ronde, vos notes trop élevées, votre style vestimentaire à part… Marre d'être raillé, voire harcelé au quotidien ? Nos conseils pour changer la donne.

Au lycée, Simon* rase les murs. Comme s'il cherchait à se fondre dans le décor... et éviter d'attirer l'attention de ses "harceleurs". Depuis plus d'un an, il est la cible d'une partie de camarades de classe. Tout a commencé en seconde. Lui, l'excellent élève, se retrouve dans une classe difficile : " * _J'ai refusé de laisser un voisin de bureau copier sur moi lors d'un devoir sur table_* , explique-t-il. Depuis, lui et ses copains m'ont pris en grippe et les autres laissent faire ".

Des moqueries d'abord, puis des insultes, et même des coups. Chaque jour passé au lycée est une souffrance. " C'est insupportable. Je ne sais pas combien de temps encore je vais tenir... Je me dis souvent qu'il vaudrait mieux ne plus être là plutôt que de continuer à vivre ça. "

Nina a également vécu le calvaire, au collège. À voir cette brillante étudiante en 4e année d'une grande école de commerce, en couple depuis 3 ans, difficile d'imaginer qu'elle a été des années durant victime de brimades dès la 6e. Et pourtant, moqueries et bousculades étaient son lot quotidien. Elle a eu beau tenter d'obtenir de l'aide auprès des professeurs et de la direction de son établissement, personne ne l'a prise au sérieux. " Lorsqu'il y avait des coups, on me répondait que j'étais certainement fautive aussi, que ce n'était qu'une bagarre entre élèves , se souvient-elle. Lorsque je me suis plainte à ma prof d'histoire d'avoir du chewing gum dans les cheveux, elle m'a répondu que j'allais m'en remettre. " _

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Qui sont ces élèves pris pour cible ?

" * _Toute différence peut être un prétexte_* , explique Catherine Giraud. La taille, le poids, la couleur de peau, l’accent, les résultats scolaires… Au total entre 10 et 15 % des élèves français seraient passés par là. Leur point commun ? Ils n’ont pas les codes du groupe : trop bon élève dans une mauvaise classe, trop mauvais dans une bonne, trop efféminé (pour un garçon) ou trop masculine (pour une fille)…"

Des élèves qui, bien souvent, se renferment sur eux-mêmes à force de brimades. " Si dès le départ, ils arrivaient à faire semblant de plaisanter sur le sujet, ils désamorceraient le phénomène, assure la psychologue . En s’isolant, ils amplifient le harcèlement . "

_*Les prénoms ont été modifiés.

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