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Ma vie d'étudiant Mon appart

Quand ça ne va plus avec votre proprio…

Publié par
Delphine Dauvergne
, le
Quand ça ne va plus avec votre proprio…

Votre propriétaire est tatillon, peu serviable, de mauvaise foi ? Pour qu'il ne devienne pas votre pire cauchemar, voici quelques conseils d’étudiants qui ont connu la même galère…

Fabien, étudiant à Polytech Nancy, est tombé sur un mauvais plan : " Mon propriétaire habite dans la même maison que moi. Les entrées sont séparées, je passe par le garage, mais cela s'avère compliqué d'y laisser mon vélo sans qu'il me dise que cela gêne et mes amis ne peuvent pas non plus m'attendre en voiture devant."

Mais surtout, ce propriétaire s'est révélé être "un vrai maniaque". " Si je fais une fête en mettant de la musique, il est capable de débarquer chez moi immédiatement ou même d'appeler mes parents", se plaint le jeune homme de 22 ans.

Un proprio-voisin intrusif

" J'ai fait deux soirées en un an, ça a suffi pour qu'il ait une mauvaise image de moi et me fasse sans cesse des reproches. Quand il est venu réparer un robinet chez moi, il m'a même dit qu'il devait être cassé à cause de mes fêtes !" raconte l'étudiant.

Pour lui, aucun doute : "Il profite de son statut de propriétaire pour êtreun voisin plus qu'exigeant." Fabien ne l'appelle même plus lorsqu'il a un problème, pour s'éviter de nouveaux discours moralisateurs. "Il a vu que j'avais changé la disposition des meubles, ça l'a énervé, il m'a dit que j'avais dû le faire pour cacher des vices…"

Aux étudiants qui cohabitent avec leur proprio, il conseille "d' essayer de poser des règles dès le début de la location, pour que [le bailleur] ne puisse pas imposer de plus en plus de restrictions".

Un proprio plein de préjugés

Yannick, étudiant à Burgundy School of Business, a eu du mal à obtenir les clés de son appartement, avec son colocataire. "Mon ami avait un justificatif d'identité périmé, il fallait refaire des papiers. Entre-temps, la propriétaire s'est monté un film. Nous sommes tous les deux de nationalité franco-marocaine, alors elle a directement pensé qu'on était peut-être fichés S, et trouvait tout suspect !" se souvient-il.

"Nous aurions pu porter plainte, mais nous voulions vraiment cet appartement", explique Yannick. Face à un comportement raciste, il conseille de "rester calme" : "Il faut leur montrer qu'on ne correspond pas à leurs stéréotypes." Mais, comme Fabien, il redoute l'état des lieux de sortie : "J'ai tout pris en photo à mon entrée dans l'appartement, pour me couvrir en cas de problème."

Un proprio injoignable

À son emménagement, Maxime, en M1 management du sport à Clermont-Ferrand, a eu deux mauvaises surprises : "une cave impossible à fermer et un interphone cassé". L'agence immobilière et le propriétaire, difficilement joignables, répondent qu'ils vont venir, sans le faire. La situation dure deux ans et demi, jusqu'à ce qu'il quitte l'appartement. "À ce moment-là, c'est bon : ils me répondaient, m'envoyaient des lettres recommandées pour pouvoir faire visiter l'appart… et m'ont même accusé d'avoir cassé l'interphone !" se souvient-il.

Pour un autre appartement, où il n'est resté que deux mois, Maxime a essuyé un refus de remboursement de la caution de l'appartement. "C'était un logement vieillissant, le propriétaire a dû se dire qu'il allait faire les travaux avec notre argent !" Mais il ne s'est pas laissé faire : " Je l'ai menacé de faire appel à un huissier pour venir établir la différence entre l'état des lieux d'entrée et celui de sortie, et on m'a remboursé."

Afin de se couvrir autant que possible face à un propriétaire malhonnête, Maxime préconise "d' envoyer des courriers en recommandé dès qu'il y a un problème, cela permet de garder une trace ".

Si vous ressentez le besoin de vous faire accompagner dans votre défense, vous pouvez vous tourner vers les syndicats étudiants, votre CROUS, ou encore le service de la vie étudiante de votre établissement.

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