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Psycho - Sexo Psycho

Pas à ma place à l'école, ça ne m'a pas empêché d'être heureux

Publié par
Sara Saidi
, le
Pas à ma place à l'école, ça ne m'a pas empêché d'être heureux

Vous vous sentez rejeté(e) au bahut, même parfois marginalisé(e). Et si ce n’était pas aussi grave que ça finalement ? Trendy est allé voir ce que sont devenus des élèves qui n'étaient pas populaires ! Success story assurée !

Romain n’a pas de bons souvenirs de son passage au collège. "J’étais un peu enrobé, maniéré et pas très à l’aise", se rappelle-t-il. Difficile à vivre à une période où le regard de l’autre est très critique voire cruel. Fort heureusement, ce malaise n’a pas duré. Le jeune homme est maintenant étudiant en éco-gestion à Strasbourg et se sent très bien : " Petit à petit, je me suis forgé un caractère, j’ai grandi ", résume-t-il. Selon lui, "on ne peut pas en vouloir aux gens de ne pas nous accepter si on ne le fait pas nous-mêmes".

Une étiquette difficile à supporter

Souvent, le mal-être s’installe quand on ne se sent pas à sa place. C’est ce qui est arrivé à Benoît : "Je n’avais pas de très bonnes notes au collège alors on m’a orienté vers un lycée pro. Mais en France, c’est souvent considéré comme une voie de garage, ou pas propice à la poursuite d'études. Je l’ai mal vécu". Commence alors pour le jeune homme une période de trois années compliquées, où il est désigné comme "l'intello du lycée" en raison de son assiduité. "Des élèves ont même cassé mon ordinateur", raconte-t-il. Persévérant, Benoît a finalement intégré une école de commerce. "Il ne faut pas abandonner parce que quelqu’un vous dit que c’est impossible, et même si c’est très difficile sur le moment, vous devez réussir à voir plus loin", insiste-t-il.

Dysgraphique et dysorthographique, Nicolas* avait le droit d’apporter son ordinateur au collège. Une différence qui lui a valu d’être marginalisé, jusqu'à la destruction de son matériel par ses camarades de classe. À 18 ans, tout ça est derrière lui : "c’est le jour et la nuit par rapport à avant". Il est ravi d'avoir suivi une formation d’imprimeur, et multiplie les sorties entre amis.

Surtout ne pas se gâcher la vie * *

Clément aussi a vécu l'enfer. "J’étais l’intello, j'étais bien vu par les profs, moins par les élèves", raconte le jeune homme de 21 ans. S’il a finalement intégré une école d’ingénieurs, il n’oublie pas ces années de colère, de larmes et de démotivation qui l’ont même conduit à envisager le suicide : "Il faut toujours rester soi, garder la tête haute. Les gens doivent nous accepter comme on est". Clément conseille aussi de s’entourer et parler "à sa famille ou même à un psy". Et surtout, de "ne pas se gâcher la vie. Parce que les choses évoluent".

Appolline, 21 ans, est persuadée que la roue tourne et que ceux qui étaient les leaders subiront également un jour la pression sociale : "Tout le monde vit, à un moment ou un autre, un échec. Il vaut mieux l'endurer le plus tôt possible, tant que la famille est à côté pour nous soutenir et qu’on a aucune facture à payer !"

Ophélie-Marie a mis du temps à comprendre qu’il fallait passer outre le jugement des autres. En surpoids au collège, la jeune étudiante aux Beaux-arts de Toulouse a trouvé son équilibre grâce à l’art. Elle conseille de " trouver quelque chose pour se défouler. La rage peut faire ressortir des talents ". Mais le plus important, c’est de s’aimer : "Quoi que vous entendiez, ça ne veut pas dire que c'est vrai. Vous seul savez la vérité", conclut-elle.

*Le prénom a été modifié

Crédits : NBC

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