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Anorexie, boulimie : quand l’alimentation cache une angoisse

Publié par
Patricia Labiano
, le
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Le corps exprime ce que l’on ne peut formuler par la parole. L’anorexie (ou la boulimie) traduit une angoisse non exprimée. On « s’anesthésie » de cette façon, on compense par des sensations… Le fait de se priver de manger donnerait l’impression d’être plus forte, serait une façon de se sécuriser.

Anorexie, boulimie : une même problématique

Trop manger ou ne pas manger relève de la même problématique : tout anorexique aurait peur de devenir boulimique et inversement. Les anorexiques deviennent souvent boulimiques mais les boulimiques deviennent rarement anorexiques car le besoin de manger est le plus fort.

Le diktat actuel des apparences relayé par la pub, la télé, les magazines, « je dois être belle, parfaite, et surtout mince », n’arrange rien. On plaque sur son image une exigence telle que l’on risque de se laisser engloutir par son beau miroir.

Anorexie : la volonté en question

Anne-Lise, 22 ans, 1,70 m, 48 kg : « Je me suis retrouvée hospitalisée parce que j’avais perdu trop de poids. Pourtant, j’avais l’impression d’aller bien. Pouvoir me retenir de manger me donnait l’impression d’avoir de la volonté. Je m’infligeais une discipline d’enfer et plus j’étais mince, plus je me sentais pousser des ailes. Je ne connais pas les causes exactes de mon état, mais j’ai toujours vu ma mère - qui est parfaite - faire des régimes. J’ai vu des cas trop graves à l’hôpital pour ne pas réaliser que quelque chose ne tournait pas rond en moi et que ça risquait de mal finir. J’ai pris peu à peu conscience que prendre soin de soi et de son corps, c’était plutôt ça avoir de la volonté. »

Boulimie : « C’est plus fort que moi ! »

Natacha, 21 ans, 1,63 m, 78 kg : « Si je regarde quelqu’un manger, je suis hypnotisée. Je mange tout ce qui me tombe sous la main et surtout pas de trucs hypocaloriques, au contraire : hamburgers, kebab, frites… Et entre les repas, c’est le grignotage de folie : chips, gâteaux salés, sucrés, bonbons, barres chocolatées… C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’arrêter. Quand je mange, je me sens "remplie". Résultat : mon copain m’a quittée : il ne supportait plus, ni que je mange comme ça, ni le regard des autres. »

La nécessité de réagir vite

Laisser s’installer une telle situation est hyper risqué ! Il faut donc à tout prix l’identifier comme un comportement dépressif et entamer un vrai combat pour la vie. N’attendez pas et consultez un spécialiste.

Vous pouvez trouver un annuaire des thérapeutes (ainsi que des informations sur les troubles alimentaires) sur le site de l’Association Autrement.

Vous reconnaissez-vous ? Si oui, il est temps de réagir !

1/Je fais mes courses un guide des calories dans une main, j’ai déjà perdu 6 kg et je ne compte pas m’arrêter là.

2/ En public, je demande à ce que l’on me serve en petite quantité, je chipote dans mon assiette, et je cache ce que je peux sous un buisson de feuilles de salade.

3/ Lorsque je suis seule, je ne me prépare pas à manger, je grignote une tomate, un petit morceau de fromage et je ne mange pas de pain, surtout pas.

4/ Comme j’habite chez mes parents, je mange à table, je suis obligée. Mais après, je me fais vomir.

5/ Je suis hyperactive et, la plupart du temps, je saute le repas. Souvent, je ne mange qu’une pomme.

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Crédits : meltygroup

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