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Psycho - Sexo Love & Sexo

6 asso étudiantes contre le sexisme

Publié par
Sarah Hamdi
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Fermeture de Bestassas.com qui permettait aux étudiants d’élire les plus belles filles de Paris 2, lancement par la Sorbonne-Paris-Cité d’une campagne de lutte contre le harcèlement sexuel… Les problèmes de sexisme sont de plus en plus dénoncés, en partie grâce aux luttes menées depuis plusieurs années par de nombreuses assos étudiantes. Sélection de 6 d’entre elles.

Même après la fermeture du site Bestassas.com qui permettait d’élire les 100 plus belles filles de première année de l’université Paris 2-Panthéon-Assas, le combat continue. Pour les étudiantEs, il reste encore du chemin pour éradiquer le sexisme des bancs de l’école. Pour promouvoir l’égalité femmes-hommes, des associations féministes étudiantes luttent activement au sein de leurs établissements.

1. G.A.R.Ç.E.S, le collectif féministe de Sciences po Paris

"Le collectif G.A.R.Ç.E.S s'est créé en 2011 suite aux assemblées générales regroupant les collectifs de gauche de Sciences po. Les militantes ne trouvaient pas de place pour pouvoir s'exprimer," raconte Charline. Elles se rendent alors compte que leur "timidité" n’est pas un problème individuel mais bien un problème collectif. Et décident de créer G.A.R.Ç.E.S : Groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste. "On a remarqué que les mecs dans ces AG prenaient beaucoup plus la parole, ou coupaient la parole aux filles", explique l’étudiante. Leur combat ? "La dénonciation et le refus d’une société hétéro-patriarcale, fondée sur la division sexuelle du travail et la séparation binaire de l’humanité en deux identités immuables et figées."

Le site :www.collectiffeministe.wordpress.com

2. INGénues de VetAgro-Sup-Clermont-Ferrand **

En 2014 naît INGénues, à force de débats sur le sexisme entre quatre filles dans les couloirs de l’école VetAgro-Sup. "On parlait souvent de féminisme ensemble et de l’égalité femmes-hommes au sein des campus ou dans le milieu professionnel," explique Mélanie Buffel, présidente d’INGénues. **

L’enjeu ? ** Sensibiliser les étudiant(e)s ingénieur(e)s aux inégalités, lutter contre le sexisme et les violences faites aux femmes et éveiller les consciences. L'association se veut être "un relais" entre les éventuelles victimes de harcèlement ou de violences sexuelles au sein de l'école et des services spécialisés (médicaux, police, justice). Pour ce faire, l’association s’appuie sur la diffusion d’un journal mensuel, de débats, d’interventions et travaille en partenariat avec l'association "Osez le féminisme".

"Le sexisme est un problème récurrent, surtout lors de soirées étudiantes, où rien que sur les affiches, l’image de la femme est hyper-sexualisée. Autre exemple : dans les métiers d’ingénieurs, les femmes sont moins bien payées que les hommes", déplore l’étudiante en 3e année. INGénues n’est ouvert qu’aux étudiants de VetAgro-Sup pour le moment. Mais face à la demande, l’association compte s’ouvrir aux futur(e)s ingénieur(e)s d’autres écoles. Le site Internet d’INGénues devrait bientôt voir le jour.

*Le contact : *ingenues@vetagro-sup.fr

3. Ville sans relou

Ville sans relou a pour but de lutter contre le harcèlement de rue sexiste, mais aussi raciste, physique, homophobe. Et de prendre en compte toutes ses victimes. À l’origine, une dizaine d'étudiants de Lille sensibles à ces thématiques. D'où le nom d'origine "Lille sans selou". Le concept s'exporte ensuite dans toute la France. Actuellement, on compte six villes "sans relou" : Lille, Lyon, Grenoble, Caen, Chambéry et Paris.

"100 % des femmes sont touchées par le harcèlement au moins une fois dans leur vie", explique Élodie, membre de l’association. "On essaye de créer des électrochocs, de sensibiliser les étudiants à ces questions. Nous ferons une intervention à l’université d’Assas prochainement, après l’histoire du site Bestassas", explique l’étudiante. L'association a même lancé un évènement sur Facebook : #UnivSansRelou, une semaine contre le harcèlement sexuel à l’université et en soirées étudiantes. Elle aura lieu à partir du 15 mars 2016.

Le site : www.villesansrelou.org

4. Clef Bordeaux (Collectif de lutte des étudiantes féministes)

Créé en 2014 sur le campus bordelais, Clef Bordeaux, le Collectif de lutte étudiantes féministes propose des lieux d’échanges (débats, projections, partages d’expériences, etc.), des espaces d’accueil et d’aide aux victimes, des campagnes de sensibilisation autour du sexisme et des rassemblements pour défendre les droits des femmes. "Nous avons réussi à organiser un vide-dressing/conférence sur la consommation et l'injonction à la beauté selon le modèle occidental, alliant ainsi l'utile au ludique", décrit Alice. Autre action coup de poing : "le 8 mars 2015, nous avons organisé 'Amphi pour tou-te-s'. Il s'agissait de renommer les amphis portant un nom masculin (et ils sont nombreux) par des noms de femmes qui ont marqué l'histoire afin de souligner leur invisibilisation dans les différents domaines d'études", raconte l'étudiante.

Le site : www.clefbordeaux.tumblr.com

5. WoMines PSL (à Paris Sciences et Lettres)

WoMines PSL est une association étudiante mixte créée pour promouvoir l’égalité hommes-femmes dans Paris Sciences et Lettres, dont fait partie les Mines ParisTech. Son but est de mener des rencontres, échanges, débats en abordant les polémiques et en brisant les préjugés. Le tout dans la mixité. Solène Demay, étudiante en 2e année à l’école des Mines de Paris et présidente de l’association, a monté ce projet en mars 2015, avec son ami Mathieu Pélissier. Objectifs futurs : organiser des conférences-débats, des workshops et des semaines de sensibilisation auprès des étudiants de PSL et d’ailleurs.

Le contact : wominespsl@gmail.com

6. CLASCHES (Collectif de lutte anti-sexiste et contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur)

Briser le silence sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur. C’est le principal objectif de CLASCHES. Créé en 2002 à l’initiative de doctorant(e)s en sciences sociales, l’association d’étudiant(e)s naît d’un constat : le dispositif de prévention et de sanction interne aux universités et EPST ne permet pas aux étudiantEs victimes d’obtenir cessation des violences et réparation.

Face à cette injustice, CLASCHES souhaite rendre visible la triste réalité du harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et venir en aide aux victimes. Comment ? En proposant des recours disciplinaires, en mobilisant les commissions existantes (internes et ministérielles) et en diffusant des informations juridiques.

*Le site : *www.clasches.fr

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